REFERENDUM GEGEN DAS STAATSSCHUTZGESETZ

Give Koller no chance!

25 jours 25'000 signatures - c'est fou mais possible!
Ein rasanter Schlussspurt ist angesagt!

Tun wir Bundesrat Koller den Gefallen - bringen wir das Schnüffelgesetz zur Abstimmung und machen wir das Umögliche möglich: Bis Ende Juni brauchen wir noch 25'000 Unterschriften! Wichtig auch: Unbedingt alle Unterschriften bis spätestens 20. Juni zurückschicken an: Referendumskomitee Staatsschutzgesetz, Postfach 6948, 3001 Bern.

Damit die fehlenden Unterschriften doch noch zusammenkommen, sind grössere Sammelaktionen geplant, für die wir noch dringend aktive Sammlerinnen und Sammler brauchen. Mobilisiert auf Teufel komm raus, via Internet oder Telefon. Oder noch besser: kommt zur Abwechslung mal an die frische Luft, z.B.:

nach Zürich:
Sonntag, 15. Juni - ab 12.00 Uhr bis 18.00 Uhr
Rock gegen Hass Festival auf dem Platzspitz
Infostand vom Schnüffelkomitee beim Kiosk an der Walchebrücke
(beim Landesmuseum, direkt beim Hauptbahnhof)
oder jeden Donnerstag 18.00 - 20.00 Uhr:
Sammelstand auf dem Hirschenplatz
nach Bern:
Samstag, 21. Juni - ab 14.00 Uhr bis 22.00 Uhr
AIRVISION Festival auf dem Bundesplatz
Infostand vom Schnüffelkomitee auf dem Festivalgelände
(Bärenplatz/Bundesplatz)
Anmeldungen unter Tel. 079-206 27 45 oder via e-mail
nach Basel:
Samstag, 21. Juni - ab 16.00 Uhr bis 22,00 Uhr
VOSTRA FESTA (Strassenfest in Kleinbasel)
Anmeldungen unter Tel. 061-322 43 23 oder via e-mail
nach Luzern:
Samstag, 14. Juni, ab 16.00 Uhr bis 22.00 Uhr
Festival der Künste (Boa und Shüür)
Anmeldungen bei 079-206 27 45 oder via e-mail
nach Genf:
Freitag-Samstag, 20.-22. Juni
Fête de la musique Innenstadt in Genf
Anmeldungen unter Tel. 022-320 82 91 oder via e-mail
in den Jura:
Samstag, 23. Juni, Fête du peuple jurassien
Anmeldungen unter Tel. 032-426 59 71 oder via e-mail

25 jours 25'000 signatures - c'est fou mais possible!

Si nous mettons tous nos efforts pour ramasser les signatures nécessaires nous allons réussir! Aidez-nous, téléphonez à vos amis, soutenez les divers actions de collecte de signatures dans la rue, lors de concerts, des fêtes....et envoyez immédiatement tous les signatures à notre adresse:

Comité enfinir avec l'état fouineur, case postale 6948, 3001 Berne

L’horrible fin de Monsieur Saitout

Il était une fois un obscur fonctionnaire appelé Saitout qui habitait à Lucerne. La quarantaine, démarche précautionneuse, Saitout a une particularité: il ne veut jamais être pris en photo. Une gentille manie. C’est qu’il désire par-dessus tout garder l’anonymat, passer inaperçu, tant sa tâche est importante: Saitout est engagé pour protéger le pays helvète contre l’usage à mauvais escient des droits démocratiques. Son labeur à la sûreté intérieure le passionne.

Il passe ses journées à surveiller et contrôler. Il surveille d’abord ses voisins, puis les gens qui prennent le bus avec lui, ceux qui mangent dans la même cantine à midi, sans oublier ses collègues contractuels de la maréchaussée de Lucerne. Il garde en priorité un oeil attentif sur un vendeur de billets au Musée suisse des transports. Un louche gaillard: cheveux rasés, teint bronzé. Parle l’espagnol e l’anglais. Saitout l’a appris en posant un micro miniature sous la caisse. Saitout a alors créé une fiche sur cet individu suspect et saisi les infos secrètes dans son ordinateur. Puis il est allé interroger la concierge de l'immeuble où ce caissier habite. Cette dernière a fourni de précieux renseignements: le jeune se masturbe deux fois par semaine et reçoit des amis noirs. Saitout a poursuivi l’enquête dans un club de billard: le gamin porte des jeans et boit de la bière. L’ordinateur a enregistré ces tuyaux importants.

Mais le caissier s’est aperçu que Saitout le suivait. Il a déposé plainte et voulu savoir ce que contenait son dossier. „Le droit de prendre connaissance de sa fiche est supprimé", a répondu la justice.

Mais hélas, Saitout est devenu fou: un matin, il a effacé la mémoire de son ordinateur. Les données sur ces concitoyens dangereux ont disparu dans le trou noir informatique. Incapable de survivre à cette perte, l’espion Saitout s’est éteint deux jours après, mort de chagrin. Ses dernières paroles: „Continuons à contrôler".

Laurent Duvanel, Journal de Sierre, 3 juin 1997

P.S. Pour que cette fable ne devienne pas triste réalité, vous avez encore un mois pour signer le référendum contre la loi fédérale instituant des mesures visant au maintien de la sûreté intérieure (LMSI) qui prévoit de relancer le fichage par ordinateur et d’interdire de consulter sa fiche.

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